

Je viens de lire le plus récent billet de Grande Dame. Je ne voulais pas écrire mes propres plaisirs dans ses commentaires car j'aurais eu l'impression de les cacher un peu. Mes plaisirs sont sacrés, tout comme les vôtres probablement. Ainsi, en empruntant la merveilleuse idée de Grande Dame, je les inscris ici car ils contribuent à mon bonheur.
Tous les soirs, lorsque je me glisse sous les draps aux côtés de l'homme qui partage ma vie depuis si longtemps et que je sens que la journée s'achève. Un rituel qu'il est difficile de quitter lorsqu'il part en voyage. Sa chaleur, son odeur, sa simple présence. Souvent, nous ne nous disons pas un seul mot, nous sommes là, comme le plus vieux des vieux couples: lui, à lire ses bouquins d'histoire et moi, à lire mon choix du moment.
Les heures en compagnie de mes filles devant la télé, à rire, emmitouflées dans les grosses couvertures pour écouter des reportages ou de simples niaiseries à la télé. Lon d'être une perte de temps, c'est l'heure du thé vert, des échanges concernant les brillantes idées que nous renvoie l'écran ou bien les pires platitudes.
La marche dominicale. Nous partons après le lunch et nous marchons une bonne partie de l'après-midi. Parfois, on va sur le mont Royal, parfois, on va à St-Lambert, parfois, on reste ici, dans le Vieux-Longueuil. Et c'est le traditionnel arrêt dans un café pour bavarder.
Mon quotidien avec ma précieuse amie C. Je travaille avec elle depuis plusieurs années, elle est devenue ma grande amie et je la considère comme faisant partie de ce que j'ai de plus précieux. Je chemine avec elle, je me confie à elle, je travaille avec elle, je ris avec elle, je m'étonne avec elle, je suis une meilleure personne grâce à elle. Nous menons plusieurs combats qui sont les mêmes et c'est un privilège de pouvoir affronter les tempêtes à ses côtés.
Le gym du samedi matin en compagnie de ma copine ML. À 7h30, chaque samedi, je prends l'auto, je me dirige chez elle à St-Lambert, elle entre dans le véhicule et là, on rit, on rit, on rit, on s'éclate. Parfois, c'est tellement épouvantable que je risque la collision. Nous arrivons au gym en pleurant de rire, nous courons pour avoir deux machines voisines, nous continuons le bavardage jusqu'à 8h30, elle reste dans la salle d'entraînement et je me dirige vers le cours de spinning. À 9h15, nous nous retrouvons, nous continuons de rire jusque chez elle, j'arrête le moteur, nous continuons l'hilarité hebdomadaire et je la quitte. ML travaille à la même école que moi la semaine mais nous nous voyons rarement. Donc, on s'éclate le samedi matin.
Mes moments de solitude à la base de plein air de Longueuil ou bien sur mon gros fauteuil de cuir usé dans mon salon, les pieds sur le pouf à méditer ou à lire. Décrocher. Ne penser à rien. À la base, regarder les cerfs sans bouger, le petit raton aussi, ou les marmottes ou les canards ou les oiseaux. Marcher et être là tout simplement. Je préfère particulièrement y aller les jours de pluie. Il n'y a personne. Je savoure toute cette beauté égoïstement.
Ouvrir la porte de la maison de mes parents et me retrouver devant le sourire ravi des hôtes, heureux de recevoir leurs enfants. Ce sourire, cette odeur, les fleurs du parterre arrière, la balançoire, l'armoire à bonbons. Ce sourire...
Mes précieuses et rares rencontres avec mon amie T qui demeure à Bonaventure. Je la vois rarement et je l'aime beaucoup.
Le resto du vendredi soir. Nous relaxons le vendredi. Nous sortons. Nous allons dans un petit boui-boui, nous ouvrons la bouteille de vin et nous bavardons. Lorsque nous sommes tous les quatre, c'est merveilleux!
Recevoir un commentaire touchant des élèves. Sentir que j'ai fait une différence dans leur vie. Rire avec eux, voir l'étincelle illuminer leurs yeux lorsque le déclic se fait. Les voir renversés par une lecture, recevoir leurs commentaires remplis d'étonnement et de stupéfaction. Les entendre dire qu'ils ont adoré le livre que je leur ai proposé, les voir sauter dans les airs lorsqu'ils reçoivent un bon résultat. Les revoir, des années plus tard, et les entendre me dire merci.
Constater que je n'ai plus de trouble alimentaire. Réaliser que j'ai fait un sacré bon choix en abandonnant les régimes et en choisissant de creuser pour me comprendre. Constater que je suis autre chose qu'un chiffre sur un pèse-personne. Réaliser que maintenant, je peux nommer mes réels bonheurs car je les vis.
Voir surgir le printemps. Voir poindre l'automne. Voir s'installer l'hiver. L'été, il fait trop chaud et mon quartier est trop achalandé.
Écouter ceci.
Ou encore, cela.
Sans oublier cette dernière qui m'a ouvert l'esprit lorsque j'avais à peine 10 ans. J'ai aimé le cinéma grâce à Alexandre, ce bienheureux dont je suis tombée profondément amoureuse... Ce Philippe.....
Voir loin. Avoir des projets, des rêves et en faire des intentions. Planifier en secret. Ne rien dire. Pour étonner. Pour surprendre et surtout, pour faire plaisir...


