jeudi, juillet 31, 2008

Un cadeau


L'autre jour, j'ai reçu un magnifique cadeau d'une de mes blogueuses préférées. C'est Ysa qui me fascine à chaque fois que je la lis. Pour moi, elle représente un modèle de confiance en soi et c'est ce que je trouve absolument admirable chez elle car elle transmet tout naturellement cet immense pouvoir à ses magnifiques enfants, Marius et Annette. De plus, elle mord dans la vie avec passion, elle n'a pas la langue dans sa poche et ses propos sont remplis de gros bon sens. Cette façon de décrire les situations insignifiantes, cette justesse dans la description des péripéties de son quotidien, cette tendresse envers son Amoureux, son Babe, sa Coquette et son peut-être futur Nano-Babe. Quelle belle personne! Merci, Ysa de m'avoir attribué le Brillante Weblog Premio-2008.

À mon tour, maintenant, de choisir mes blogueurs préférés. J'avoue que c'est très difficile de se limiter à 7 personnes. Ma Chouchou-Liste possède beaucoup plus de gens que cela. Mais, comme pour un gala méritas à l'école, il faut ce qu'il faut. Donc, voici mes lauréats:

1) Vertige. Ma belle Vertige. La première fois que je l'ai lue, j'ai eu l'impression qu'elle devinait mes pensées. Nous sommes adeptes de la même philosophie anti-régime et nous vivons le même combat. En fait, ça ne devrait pas s'appeler comme cela car un combat suppose une lutte. Nous avons décidé de ne plus lutter CONTRE nous mais bien de faire la paix AVEC nous-mêmes. Nous sommes rapidement devenues amies et avons même vécu une fin de semaine intensive ensemble. Que d'affinités! Que d'atomes crochus! Vertige est devenue immédiatement mon amie. À ceux et celles qui vivent un combat contre leur poids, allez lire Vertige. Ses propos brillants, intelligents, profonds et réalistes vous encourageront à changer votre perception. Passe une belle fin de voyage au Guatemala, magnifique Vertige!

2) Prof Masqué. Brillant Prof Masqué. Quel pédagogue! Prof Masqué s'interroge, cherche, analyse, chiale, s'offusque, se réjouit, se passionne pour son travail, se fend en quatre pour ses élèves, vit, aime, échange, respecte, rencontre, partage. Que j'aimerais qu'il devienne mon collègue de travail! Merci, Prof Masqué, pour toute l'énergie déployée à mettre en relief les aspects merveilleux ou pathétiques de notre profession. Tes propos rehaussent notre image...

3) L'En Saignant. Ah bien lui, je l'adopterais. Quelle belle sensibilité! Quel désir de mettre en mots tout ce qui l'atteint. Quelle immense énergie déployée à offrir de la reconnaissance à plusieurs blogueurs! Lorsqu'il crée ses fameuses listes des 100, quelle hâte j'éprouve à tout lire, à cliquer sur tous les liens pour voir si l'En Saignant a pensé à moi. Il pense à moi à chaque fois. J'en suis profondément touchée. De plus, grâce à cette idée géniale, j'ai pu connaître un paquet de nouveaux blogues. Merci, En Saignant, de multiplier tes bonheurs.

4) Tarzile et 5) Isa. Toutes les deux sont mes anges de la bouffe. À chaque jour, je vais les visiter pour découvrir leurs nouvelles créations. Mes fées. Je n'achète plus de livres de recettes depuis que je les connais. J'avoue m'en vouloir un peu car je commente rarement. Si elles savaient à quel point toute ma famille se réjouit autour de la table grâce à elles! Merci à vous deux!

6) Grande Dame. Je suis arrivée sur son blogue, un jour, et j'ai tout de suite été conquise par sa superbe écriture et surtout, par l'amour qui se dégage de ses propos. J'ai particulièrement adoré le billet qui décrivait ses vacances de l'année dernière. Sa façon de gérer les situations avec ses fils me fascine. Grande Dame pourrait être un modèle pour bien des parents. Mais là ne s'arrête pas mon admiration pour elle. À chaque fois que je la lis, j'ai l'impression de voir son âme. Parce que pour moi, c'est ce que je perçois à travers sa superbe écriture. Sa belle âme. Elle porte tellement bien ce Grande Dame. Car elle est pour moi, une Grande Âme. Merci à toi!

7) Daniel. À chaque fois que j'arrive sur son blogue, j'ai l'impression d'ouvrir un bouquin de grande valeur. D'ailleurs, lorsque j'ai travaillé la nouvelle littéraire avec mes élèves, j'ai lu plusieurs de ses créations. Daniel est un écrivain, un vrai. J'ai toujours hâte de lire ce qu'il écrit de nouveau car pour moi c'est cela, l'écriture. Merci, Daniel! De plus, je te remercie particulièrement de m'avoir généreusement offert tes billets pour que je les lise en salle de classe. Mes élèves ont tellement aimé tes écrits!

N'oubliez pas, chers lauréats, de nous faire connaître vos heureux élus.

Voici donc les règlements:

-Les gagnants doivent mettre le logo sur leur blog;


-Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;

-Désigner 7 autres blogs;

-Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre et

-Laisser un commentaire sur les blogs récompensés!


Merci encore, Ysa!

vendredi, juillet 25, 2008

Mes belles amies


Il y a 27 ans, je l'ai vue pour la dernière fois. Elle qui parcourait le même sentier que moi depuis l'âge de 9 ans. Nous avions partagé notre quotidien pendant la 4e, 5e et 6e année et puis, nous avions choisi d'entrer au "Couvent des Soeurs" pour le secondaire.

Les expériences. Les folies. L'imaginaire. La complicité de l'amitié pure, de la spontanéité, du si minime risque qui semblait être un défi ultime à cette époque. Imaginez... Fumer en cachette dans le vestiaire de secondaire deux. Nous avons fait ça. Un jour, Soeur Berthe est entrée dans le vestiaire. C. a pris le mégot dans sa main droite et l'a écrasé alors qu'il brûlait. En écartant ses grands yeux noirs, C. avait dit:

-Bien non, Ma Soeur... Ça ne sent pas la fumée, vous vous trompez.... Ça doit être la pollution des autobus.

Je me mordais le dedans des joues pour ne pas éclater de rire.

Soeur Berthe avait tourné les talons et était partie de son pas sec, de toute sa longueur. C. avait ouvert la main et avait trouvé le mégot calciné dans sa paume, laissant une profonde trace. Nous avions essuyé des perles de sueur....

C., D. et moi étions un trio vivant notre adolescence "à l'interne". Loin d'être populaires, nous avions construit notre monde selon nos goûts et intérêts. Le disco, le clinquant et tout le reste ne nous intéressait pas. Par contre, welcome Serge Fiori, Richard Séguin, Paul Piché, Maneige, Queen et tout le reste. Des "pas rapport" que nous étions. Aujourd'hui, nous parlions de ces vieux souvenirs et de notre tenue vestimentaire de l'époque.

- Oui mais, nous étions très jolies et à la mode!

C. de rétorquer:

- Oui, je sais, Souimi, mais le problème c'est que nous étions les seules à la mode!

C'est vrai. Tout pour sortir de la norme. Ce que nous aimions, c'était ce look de cégépiennes avant le temps. Pas question de passer pour des petites du secondaire. Janis Joplin et Plume étaient nos idoles. Imaginez le 95% des couventines en adoration devant John Travolta, Nicole Martin et Ginette Reno qui n'était, à l'époque, qu'une chanson. Ça chantait ça à pleine tête. Nous, nous arrivions avec The Doors ou bien Janis juste pour choquer. Et plus "la norme" se scandalisait, plus nous en mettions. Ce que nous n'aurions pas fait pour être reconnues...

Puis, la vie a suivi son cours. D. est partie étudier en nutrition, C. en psycho-éducation et moi, en éducation. Et nous nous sommes perdues de vue.

J'ai renoué avec D. il y a 5 ou 6 ans. Une belle rencontre. Elle s'est mariée. J'étais sa fille d'honneur. Elle a eu 3 garçons depuis. Oui, oui. À 45 ans, elle vient de vivre sa 3e grossesse et son petit M. est magnifique.

C. était disparue depuis. La dernière fois que je l'ai vue, nous avions 18 ans! Mon amie.... Je n'ai jamais compris pourquoi elle avait décidé de ne plus garder contact avec D. ou avec moi.

Grâce à Facebook, j'ai trouvé sa soeur. J'ai écrit à sa soeur. Elle était contente de me parler. Elle a téléphoné à C. C. a pleuré de tout son saoul en sachant que je la cherchais. J'ai obtenu ses coordonnées. C. m'a appelée. Nous avons fixé un rendez-vous aujourd'hui, toutes les trois, D., C. et moi.

J'en pleure encore. Nous avons ouvert notre coeur, nous avons accueilli notre Vérité. À Chacune. La Vérité de Chacune. Le lien d'amitié ne s'est jamais étiolé. Jamais. En revoyant la belle C., j'ai fait fi des 27 années qui venaient de se passer. Parce que j'ouvrais mes bras à ma bonne amie. Elle est belle, ma C. Elle avait coupé les ponts car elle pensait se faire juger à l'époque. Elle pensait se faire abandonner à cause de ce qu'elle est. Mais elle n'avait pas à cacher ce qu'elle est. Car je savais ce qu'elle Est.

C'est fou comme on perd du temps, quand on y pense. 27 années de silence avant d'ouvrir notre coeur pour partager notre Vérité. J'ai partagé la mienne. Elle savait que j'accordais beaucoup d'importance à la bouffe et au poids à l'époque. Mais elle ne savait pas le reste.... Elle a accueilli ma vulnérabilité comme j'ai reçu la sienne à bras ouverts.

Le poids des années est parti. Nous n'en avons plus besoin.

C. et D., je vous remercie. Vous avez été et êtes toujours de magnifiques boules d'énergie et ce, telles que vous êtes. Dans toute votre beauté. Mes amies...

jeudi, juillet 17, 2008

Aubergiste par choix


C'est ce qu'il signe à côté de son nom et il a bien raison. Nous avons passé quelques jours ici. Quel merveilleux endroit!
En revenant, j'ai vu que j'ai manqué Miss Patata de peu! Avoir su!!!

Premièrement, le site est superbe. Sur l'île, c'est tout calme, tout beau. L'auberge est plus que coquette. Nous avions une magnifique chambre romantique et un lit si moelleux et confortable que j'y serais restée tout mon séjour...
Ce qui est saisissant dès qu'on met les pieds chez Le Canard Huppé, c'est la sincérité de l'accueil. Nous avons capté le profond et chaleureux sourire de Maggie, la propriétaire, qui nous a accueillis dans toute la finesse de l'art. Puis, plus tard, c'est Philip, son amoureux-proprio-grand-chef-aubergiste-par-choix, qui est venu nous serrer la pince comme si nous étions de la grande visite. La chaleur! Le plaisir de recevoir... "Lorsque vous recevez de la visite, est-ce que c'est votre voisin qui vous accueille? Bien non. C'est vous. Alors ici, je me fais un devoir de saluer TOUS les clients à l'arrivée et au départ. Parce que c'est leur sourire qui me nourrit." C'est ça qu'il nous a dit, Monsieur-aubergiste-par-choix. Comment ne pas succomber au charme de cette auberge de charme après une telle réplique spontanée...

Puis, la rencontre directe avec le talent de Monsieur Philip. Nous avons pris le repas gastronomique. Ohhhhh!!! Ahhhh!!!!! L.A. P.E.R.F.E.C.T.I.O.N.... Le plaisir des sens. Bon sang de bon sang.... Oui, la perfection... Les surprises, la fête, le contraste des saveurs, la célébration du plaisir de manger... Quelle table! Quel chef! De plus, souvent, Philip quitte ses chaudrons pour venir causer un brin. Il fait le tour des tables, il célèbre avec nous. Le sourire. Le plaisir...

Ce qui fait du bien au coeur aussi, c'est l'absence de tout ce qui est artificiel. La cohérence et l'intégrité de Maggie et Philip. On ne se déguise pas en marionnette de service, on est soi. On ne perle pas, on parle. On ne butte pas dans les entourloupettes, les courbettes, les stepettes, on vit la rencontre. Oui, on la vit. Parce que ce avec quoi on est en contact, c'est avec la vraie affaire. Des draps de vrai coton, de la vraie bouffe de l'île d'Orléans, tout un respect accordé aux producteurs de la place (il faut acheter le livre de recettes et le faire signer par Philip). Le soin accordé à la nourriture RÉELLE et purement divine. Les vraies conversations, pas le m'as-tu-vu qui m'exaspère parfois dans une auberge. La politesse des jeunes employées formées à être aussi respectueuses et chaleureuses que leurs patrons. La vraie vie. Le bonheur.

C'est ça qu'elle dégage, cette auberge. On se demande encore comment il fait, le Philip, pour être aussi attentionné et chaleureux quand on connaît son emploi du temps. Le lendemain de notre arrivée, il y avait un tournage pour la télé britannique, mille canapés à préparer, les clients de l'auberge à s'occuper, les excellents déjeuners (essayez l'oeuf bénédictine au saumon fumé par Philip lui-même) et les décadents soupers à préparer etc. Jamais, jamais nous n'avons senti la moindre inquiétude, le moindre petit iota de tourment chez Maggie et Philip. Sans oublier la belle petite Shanie de 7 semaines qui venait aussi parfois nous saluer.

Nous avons fait le tour de l'île, naturellement. Nous sommes allés sur les traces de Félix Leclerc, nous avons visité les belles églises, rencontré des artisans, savouré la fameuse crème glacée molle trempée dans le chocolat de cette chocolaterie de Ste-Pétronille. C'était une suggestion de Maggie. Chasuble d'étole! Ça ne se décrit pas, cette affaire-là. La prochaine fois que je vais retourner à Québec, c'est certain que je vais faire le détour seulement pour cette crème glacée absolument indescriptible. Ohhh!!!

Mais non, la prochaine fois que j'irai à Québec, je ne ferai pas le détour, je vais retourner chez Maggie et Philip. Parce que les gens passionnés me fascinent. Ces belles personnes ont su toucher mon coeur par leur authenticité et parce qu'elles sont le modèle même de ceux qui ont vraiment du coeur au ventre et qui accordent aux rencontres, un sens sacré.

Oui, aubergistes par choix, et l'expérience du Canard Huppé le confirme parfaitement.

Oh! J'oubliais! Ils sont jeunes.... Ça fait du bien!

Merci à vous deux! Nous retournerons vous voir...

samedi, juillet 12, 2008

Hercule et ses femmes


Depuis le début des vacances, je marche le matin au Parc Régional. Bien oui, toujours là. Je ne m'en lasse pas. Je retrouve mes compagnons les oiseaux, les cerfs, les ratons, les hérons, les fleurs sauvages et les sportifs silencieux du jour. J'y vais assez tôt donc, j'évite la talle.

Hier, j'ai assisté à une scène assez choquante. Je dirais même, révoltante... J'ai failli m'en mêler mais, je me suis retenue... Je ne voulais pas encourager ce rapport de force et y participer aurait été donner raison à ce que déplore. J'ai préféré décrire la chose ici.

Il faisait chaud. Il faisait beau... Je marchais sur les petits chemins contournant le lac lorsque j'ai aperçu une famille de nationalité arabe. Il y a souvent de ces belles grosses familles qui viennent se reposer au Parc Régional. C'est beau de voir les enfants, les parents, les oncles, les tantes, les grands-parents, tous contents d'être ensemble et de partager victuailles garnissant plusieurs tables. Ils bavardent, s'amusent, mangent, font la même chose que tout le monde en fait... Mais ce que j'ai vu hier n'était pas habituel et, j'ai senti monter en moi une franche colère, un élan de révolte en observant cette famille. Qu'elle soit québécoise, américaine, italienne, asiatique, européenne, australienne, mexicaine ou arabe, là n'est pas le problème. Je vais décrire, vous comprendrez mieux.

Ils étaient 6. Le papa ( un grand gaillard d'environ 6 pieds, tout en muscles), la maman ( toute petite, portant le hijab et la longue robe), une adolescente d'environ 12 ans, une fillette d'environ 8 ans, une autre d'environ 5 ans et un petit garçon de, je dirais 6 ans. Ils sont arrivés avec leur glacière, leurs chaudrons, leurs couvertures, toute la bastringue. Monsieur a étendu la couverture à l'ombre d'un arbre et a commencé à jouer aux cartes avec son fiston. Pendant ce temps, Madame est partie avec ses trois petites filles et elles se sont dirigées vers une table de bois. Il fallait transporter le mastodonte à l'ombre, proche de la couverture sur laquelle étaient étendus les hommes de la maison.

Tire,,, pousse,,, tire,,, pousse,,, change de place,,, tire,,, pousse.... À force d'efforts et de sueurs, les femmes arrivaient à peine à bouger l'objet d'un centimètre. Le gros colosse de père et mari jouait aux cartes, le fils-frère aussi. Les filles tiraient,,,, poussaient.... La mère s'éreintait en essayant de lever la table. L'homme restait là, souriant de toutes ses grandes dents blanches sous son épaisse moustache, il était bien à l'ombre de l'arbre avec le petiot...

Puis, la toute petite fille a abandonné et est partie vers son père. J'ai cru comprendre qu'elle lui demandait de l'aide puisqu'elle pointait sa mère et ses soeurs croulant sous l'effort.

D'un geste irrité, le Roi a balayé l'air en signifiant à sa petite fille de retourner chercher la table. Et il a continuer sa partie de cartes.

Maudit sans coeur.

vendredi, juillet 04, 2008

À faire peur



Le Châtelaine me déçoit de mois en mois. Pour différentes raisons. Une fois, c'était pour l'éditorial de Lise Ravary qui parlait des mannequins de taille forte portant du 12 ans. Surtout venant d'elle, jolie mais très ronde, ça sentait le lait caillé lorsqu'on lisait son article. Taille forte portant du 12 ans... Une fille qui porte du 12 ans est NORMALE. Elle n'est pas de taille forte. Pour moi, une taille forte porte du 18, 20 ans. Pas du 12. Alors, que le magazine féminin le plus populaire au Québec endosse de tels propos me lève le coeur. J'ai écrit à Châtelaine. Ça m'a fait du bien.

Mais là, précipitez-vous au dépanneur du coin et lisez la une du Châtelaine qui vient d'être publié. On y voit la photo de Josée Lavigueur (photo très travaillée en passant car j'ai justement déjeuné à la table voisine de Madame Énergie-Cardio à St-Lambert et disons qu'en personne, elle est beaucoup plus,,,, vivante et,,,, normale). Madame Lavigueur est un modèle de la forme physique. D'ailleurs, c'était assez amusant de voir ce qu'elle avait commandé pour déjeuner. La même chose que moi. Donc, Madame ne sombre pas dans l'anorexie. Elle mange. Ce qui est très rassurant.

Mais ce qui m'irrite au plus haut point n'est pas la belle photo de Madame-en-pleine-forme. C'est plutôt la phrase créée par Châtelaine: " ON VOUDRAIT TOUTES ÊTRE COMME ELLE." Ou quelque chose du genre. Mon exemplaire est au deuxième étage et je n'ai même pas le goût de monter pour vérifier l'exactitude de cette citation. Donc, vous vérifierez si c'est bien cela.

Mais qui est Châtelaine pour dire que nous voulons TOUTES lui ressembler???? Elle semble bien gentille, la Josée. Bien dynamique, en forme, éveillée, souriante et tout et tout. Mais est-ce le rêve de toutes les femmes que de vouloir lui ressembler???? Je trouve cette phrase franchement niaiseuse et vide . Est-ce que Josée Lavigueur est le "boutte de la marde?" Excusez cette expression franchement populaire et presque grossière mais je n'en trouve pas d'autre pour aller dans le même sens que le "On voudrait toutes lui ressembler." Mais quecé ça?????

Pourquoi une femme devrait-elle vouloir ressembler à une autre femme? Pourquoi faudrait-il toujours se fier à un idéal qui n'est jamais simplement que d'être soi-même? Je m'excuse mais, je n'ai peut-être pas la jambe de Madame Lavigueur, ni ses pectoraux mais jamais, au grand jamais, je n'ai voulu ressembler à cette femme une seule seconde de ma vie.

Je ne veux pas lui ressembler comme je ne veux ressembler à aucune autre personne qu'à la vraie Souimi.

Et c'est ce qui me fascine chez les gens qui savent qui ils sont. Il y a quelque temps, une élève m'a écrit une longue lettre pour la fin de l'année. Elle me disait qu'elle n'avait pas été l'élève modèle mais qu'elle espérait que je me souvienne d'elle. Je lui ai répondu que ce n'était pas les élèves modèles qui me touchaient mais ceux qui étaient A.U.T.H.E.N.T.I.Q.U.E.S. Ainsi, le rêve est pour moi, de se trouver soi.

Châtelaine peut bien aller se cacher avec ses clones de Josée Lavigueur.... Non mais,,, si j'avais à choisir...... Jamais je n'aurais pensé à elle....