dimanche, février 22, 2009

La Belle






Lors de la fête de Grand'Mom samedi soir dernier, j'ai vécu un grand moment. Grand'Mom a eu 70 ans donc, nous voulions souligner d'une façon spéciale l'événement. Ma soeur a eu l'idée de réserver une table au restaurant espagnol Casa Galicia sur St-Denis. Je vous suggère cet endroit si vous ne le connaissez pas déjà. La nourriture est savoureuse, le service est impeccable et l'endroit nous apporte la douce chaleur ibérique en ce frisquet février neigeux.

Voici donc qu'après deux verres de vin, trois entrées et multiples sujets exploités les uns après les autres, les jolies danseuses de Flamenco se sont avancées sur la piste de danse juste devant nous. Chance inouïe d'être placés dans la première loge...
Le guitariste a discrètement entamé des pièces espagnoles et le seul son de son instrument nous a transportés là, dans cette Espagne imaginaire que nous voudrions bien rendre réelle en voyant tomber les flocons sur la rue St-Denis...
Mais elles. Elles! Ces femmes!
Deux belles Espagnoles ont dansé sous l'envoûtement de la guitare et nous ont littéralement charmés par leur sensualité, leur présence, leur sensibilité et leur passion. Quelle grande beauté! Et cette splendeur mettait en scène deux très jolies femmes RONDES. Oui, RONDES. Une d'entre elles était même très RONDE. Était-elle moins attirante? Était-elle moins sensuelle? Était-elle moins désirable? Jamais de la vie! Tous les regards étaient hypnotisés par les mouvements de son corps, par l'aisance avec laquelle elle vivait la musique, par l'expression même de cette silhouette habitée par la guitare du bellâtre. Elle était admirée, elle était applaudie, elle était la beauté même.
Je remercie cette déesse qui, grâce à son travail, apaise tant de femmes en étant un modèle de féminité parfaitement désirable malgré ses livres en trop. Cette réconciliation est nécessaire en Amérique de Nord alors que la guerre aux kilos est un réel couperet cruel sur la féminité. En bougeant de la sorte, elle dégageait la santé pure, la totale maîtrise du corps et le symbole d'un entraînement certain. Cette magnifique personne était loin de représenter la grosse masse immobile et inerte qui passe ses soirées à manger et à trouver mille excuses de ne pas bouger. Non! En la regardant vibrer sous la musique, je sentais la parfaite harmonie entre l'esprit et le corps de cette Espagnole. Elle habitait son corps avec un plaisir tel qu'elle nous donnait envie d'habiter le nôtre de la même façon. Pour moi, c'est la vraie définition de la beauté.

Merci à toi, belle bailarina...

vendredi, février 13, 2009

Les coeurs


C'est intéressant de voir l'attitude des gens. Je parle de la St-Valentin. Dans mon milieu de travail, il y a ceux qui en font presque une fête nationale, d'autres qui soulignent simplement l'événement, d'autres qui embarquent dans le cortège sans conviction mais par obligation et une minorité qui se donne l'attitude de l'être étiqueté d'un je-m'en-foutisme trop convaincu pour être réel:

-C'est quand? C'est demain? Non? C'est samedi? Ah! Je ne savais pas,,, je ne fête pas cela. Ma blonde et moi, on trouve cela trop commercial. Je trouve franchement quétaine et superficiel de célébrer l'amour une journée dans l'année.
Correct. Tu as le droit. C'est ton point de vue. C'est même très valable et sain. C.E.P.E.N.D.A.N.T......


J'oserais te dire deux choses:

1- Tu n'as pas à prendre cet air plus que faux et emprunté pour faire croire que tu ne sais pas que la St-Valentin est le 14 février. Un anti-fête-des-coeurs ne s'intéresse même pas à la conversation mais il sait que c'est le 14 février puisque tous les commerces l'annoncent depuis que les sapins ont été garochés sur le bord du chemin. Le vrai hors-circuit mentionne qu'il ne fête pas et point final. Il n'en met pas car il se sacre complètement du jugement des autres. Il n'a pas à se justifier. L'insécure a planifié son scénario. Pour ne pas passer pour quétaine, il joue le faux-branché. Bref, il est snob. Et c'est ce que je pense lorsque je te vois faire des entourloupettes qui ne dégagent rien de vrai.

2- Aux dires de toutes mes copines qui ont reçu cet argument bidon en plein visage: "Je trouve franchement quétaine et superficiel de célébrer l'amour une journée dans l'année", j'ai la suite à rajouter. Mes copines m'ont dit ceci:

- Il veut passer pour le gars branché en ne fêtant pas et en disant qu'il y a toute l'année pour fêter mais en 10 ans ( ou 5 ou 10 ou 20 ou plus), il n'a jamais souligné une miette l'amour qu'il y avait entre nous. Si au moins il posait un simple petit geste....

Un jour, il y a une dizaine d'années, le 14 février avait lieu lors d'une journée pédagogique. Nous étions toutes en pleine réunion lorsqu'un clown est entré dans la salle et qu'il s'est mis à chanter l'amour. Nous étions toutes là, en attente, espérant que ce moment d'attention nous était personnellement destiné. Cette fraction de seconde d'attente... Ce moment crucial à penser:

-Il est là pour moi, ce clown, il fausse, il chante des quétaineries mais il est là pour moi.

Oui, le clown était là pour l'une d'entre nous.

L'expression de cette Josée lorsque le clown a mentionné son nom...

Midinettes que nous sommes, les filles....

Oui, je suis quétaine et je m'assume pleinement.



Bonne St-Valentin à vous toutes.... Et à vous tous, messieurs....

jeudi, février 05, 2009

En silence...


Une pensée pour la famille Cornue.